Actus de l'ESAM

Les Soft Skills, un enjeux de taille pour les ressources humaines

Les soft skills indispensables au management de demain

22|02
2019

Dans une enquête réalisée par l’institut Great Place to Work en 2018 auprès d’un panel de 96 professionnels des RH, il a été demandé à ces derniers de mettre le doigt sur les qualités indispensables du manager de demain. Dans le top 5 des réponses, on retrouve l’intelligence émotionnelle ou encore la capacité à donner du sens. Des compétences en somme comportementales (ou soft skills), qui commencent à se faire une place au côté des compétences techniques. Le point sur ces soft skills, et leur intérêt pour la performance des entreprises.

Qu’est-ce que les soft skills et pourquoi sont-elles si importantes ?

En 2012, James J. Heckman et Tim Kautz publient une étude intitulée « Hard evidence on soft skills » dans laquelle ils distinguent les hard skills (compétences techniques), associées à des capacités cognitives et quantifiables (par des tests de QI, par exemple) des soft skills (ou compétences « douces »), qui font référence aux traits de personnalité, sens, motivations, préférences… Les soft skills sont donc des qualités qu’on pourrait qualifier d’informelles, à l’inverse des compétences techniques et académiques. On y retrouve l’écoute, l’empathie, la créativité ou encore la pédagogie. Car si les compétences techniques restent, bien évidemment, très importantes pour l’entreprise, « l’évolution du monde du travail, notamment avec la robotisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle, nous oblige à miser sur le capital humain, donc les soft skills. », considère pour sa part Jérôme Hoarau, co-auteur du « Réflexe Soft Skills » (Dunod 2014).

Le monde anglo-saxon est pionnier en la matière. Très tôt, les entreprises américaines et britanniques ont reconnu les soft skills comme levier de performance et de compétitivité. La France suit de très près cette tendance et les entreprises de l’Hexagone montrent un intérêt croissant pour ces fameuses compétences comportementales, ou transversales. Mais alors, quelles sont les soft skills du manager de demain ?

Les soft skills du leader de demain

Toujours selon Jérôme Hoarau, « A l’inverse des compétences techniques, il n’est pas possible de déléguer aux robots les compétences comportementales ». Plus que des compétences techniques, les entreprises recherchent aujourd’hui un savoir-être, surtout quand il s’agit de postes de leadership. Ce leadership sera, idéalement, caractérisé par plus d’écoute, de communication et d’empathie, reléguant en queue de course les compétences classiques qui font appel au pragmatisme ou à la vision stratégique.

C’est dans ce sens qu’en 2016, le World Economic Forum a réalisé une étude qui énonce que 35% des compétences professionnelles considérées comme primordiales, de nos jours, vont changer d’ici à 2020. Sur la liste des compétences nouvelles demandées, les soft skills sont à l’honneur.

  • Résolution de problème complexe

Nous l’avons vu, grâce à la technologie, les emplois techniques vont en se simplifiant. La différence se fait désormais sur la maîtrise des outils des nouvelles technologies et les problèmes d’un nouveau genre que cette contrainte induit. Le manager de demain devra être orienté solutions et adaptation pour pouvoir avancer en territoire inconnu.

  • Pensée critique

Prendre du recul et avoir une vision globale des nouvelles tendances sera essentiel pour le management. Emboîter le pas aux précurseurs et rester dans l’air du temps devrait se faire en toute connaissance de cause. Avoir l’esprit critique et le sens de l’observation sont des qualités valorisées et valorisantes.

  • Créativité

Il s’agit de créer des connections entre les idées et de penser « out of the box ». Tout le monde le sait, la valeur de l’entreprise est fortement liée à l’innovation. Contrairement au stéréotype, l’innovation n’est pas toujours technologique. Elle peut porter sur plein de choses comme le marketing ou la communication. La créativité est donc requise : toute innovation vient d’une idée.

  • Gestion de personnel

Dans le monde du travail actuel, les qualités humaines sont de plus en plus importantes. On ne se contente plus de mesurer la performance des collaborateurs, mais aussi leur bien-être. Et l’on se rend compte, justement, que le bien-être est déterminant dans la performance. Cette interdépendance rend la gestion émotionnelle du personnel une compétence essentielle dans l’armada du manager de demain.

  • Bienveillance

Accompagner, aider, faire grandir. Des mots-clés pour le manager de demain qui, sans l’adhésion de ses troupes, sera seul face aux défis grandissants qui l’attendent. S’assurer de la réussite des autres sera le chemin le plus court vers l’atteinte des objectifs collectifs et individuels. Plus qu’un manager, le leader de demain devra être coach et éducateur.

  • Intelligence émotionnelle

Pour faire simple, avoir de l’intelligence émotionnelle est le fait d’identifier sereinement ses émotions et celles des autres afin de ne plus les subir. Partant de ce constat, il devient évident que l’intelligence émotionnelle revêt une grande importance. Elle permettra au manager de demain de percevoir les valeurs et les besoins de chacun et de s’adapter en conséquence.

  • Empathie

L’empathie est fortement liée à l’intelligence émotionnelle. Définie comme étant la faculté consciente de se mettre à la place d’autrui, elle permettra au manager de percevoir de façon intuitive les besoins de ses collaborateurs et d’adapter son style à chacun, ce qui favorise indéniablement la motivation du collaborateur.

  • Flexibilité cognitive

Il s’agit de la capacité à s’adapter aux changements ; pouvoir passer d’une tâche à une autre en restant efficace. Elle permet également de faciliter la compréhension de l’environnement et des équipes pour résoudre les problèmes éventuels plus facilement.

Vers un nouveau mode de management

Si les soft skills prennent autant de place dans les caractéristiques attendues du manager de demain, c’est le mode de management dans sa globalité qui est appelé à évoluer. Un nouveau leadership émerge au détriment du management hiérarchique traditionnel, dans un contexte marqué par la recherche du sens au travail et où les modèles scandinaves sont plébiscités pour leur approche horizontale du management. Le management de demain devra être associé à des qualités relationnelles et humaines qui impactent l’expérience vécue par les collaborateurs, mais aussi la productivité, la capacité à innover et la fidélité à l’entreprise. Michael Bush, CEO de Great Place To Work, révèle que « les entreprises dans lesquelles les salariés déclarent avoir de très bons leaders ont une croissance de 26% supérieure aux autres en moyenne ».

L’ESAM, l’école de finance d’entreprise et de management du Groupe IGS, basée à Paris et à Lyon, est spécialisée dans la préparation aux métiers du management stratégique. Notre parcours d’études allie dimensions entrepreneuriale et internationale, excellence académique et acquisition des compétences professionnelles, indispensables aux managers et responsables financiers de demain. Afin de préparer nos étudiants à l’ensemble des enjeux des soft skills, elles sont traitées dans l’ensemble des programmes de formation de l’ESAM y compris en finance et en droit.

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