Actus de l'ESAM

Thomas est à Montréal pour valider un double diplôme avec l’Université de Sherbrooke !

13|11
2019

Cette année, Thomas nous partage son expérience du double diplôme avec l’Université de Sherbrooke, à Montreal.

  • En quelques mots, peux-tu nous faire un récapitulatif du programme double diplôme ESAM/Université de Sherbooke ?

Ce programme consiste, à la suite de son Mastère Entrepreneur Dirigeant,  de pouvoir effectuer une maîtrise en Gestion Internationale. Ce cursus est composé de 7 modules :

  • Gestion interculturelle
  • Gestion de projet à l’international
  • Marketing numérique
  • Méthodes de recherches internationales
  • Finance et entreprises internationales
  • Stratégie et informations comptables
  • Données et statistiques internationales.

Les cours sont en français et dans certains cas, des textes en anglais sont à étudier. Ce programme s’effectue sur une durée de 3 mois et demi (de fin août à mi-décembre), au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke, situé à côté de Montréal.

  • Pourquoi as-tu voulu bénéficier de ce programme ?

Après avoir validé mon Mastère en management stratégique à l’ESAM Lyon, j’avais envie d’apporter une dimension internationale à mon parcours académique. De plus, j’ai réalisé la totalité de mon chemin d’étudiant en alternance. J’avais envie de vivre une expérience à l’étranger avant de rentrer définitivement dans la vie active. Il me tenait à cœur d’améliorer mon niveau d’anglais, notamment pour mon projet de carrière. Montréal était donc la destination parfaite pour s’intégrer facilement grâce au français tout en s’améliorant en anglais 🙂

  • Quelles ont été les procédures d’accès au programme et les démarches pour le visa ?

Nous avons eu les informations sur ce parcours dès notre 1ère année de Mastère. C’est au cours d’une réunion d’information en Mastère 2 que des explications détaillées nous ont été données sur ce diplôme en gestion internationale. C’est à ce moment précis que j’ai pris ma décision de tenter l’aventure 🙂 !

J’ai, par la suite, remis un dossier d’admission complet, à l’Université de Sherbrooke. Une fois la lettre d’admission retournée, j’ai entamé les démarches relatives à l’immigration Canadienne et Québecoise (CAQ et permis d’études). Ce sont des documents relativement longs à obtenir, je vous invite donc anticiper ces démarches.

  • Est-ce que tu résides sur le campus ou as-tu fait le choix d’un logement à l’extérieur ?

Avec ma copine, qui m’accompagne, nous avons fait le choix d’habiter dans le centre ville de Montréal. On voulait profiter de l’activité du centre ville et des nombreux quartiers qui s’y trouvent : le plateau Mont-Royal, le Vieux-Montréal, Rue Sainte-Catherine. Nous sommes bien situés, puisque je suis à seulement 30 minutes du campus tout en étant à proximité du centre de Montréal et de ses avantages.

Concernant le logement à Montréal, le marché de la location est saturé à cause des locations AirBnB. Il est donc moins facile qu’avant de trouver un logement. Cependant, en anticipant les démarches avant votre arrivée, cela devrait bien se passer (sur Internet, je conseille : Kijiji.com, l’équivalent du site « leboncoin »). De plus, le prix du loyer est un peu plus faible qu’à Lyon, surtout avec le taux de change qui est intéressant pour nous, européens.

  • Lors de ton arrivée à Montreal, quelles ont été tes premières impressions ? Notes-tu des différences avec la France ? 

J’ai remarqué beaucoup de choses en arrivant ici, des différences comme des similitudes. Entre autre, j’ai pu m’apercevoir que Montréal n’avait rien à envier à d’autres grandes villes américaines que j’ai pu visiter pendant mon séjour. En effet, la taille de la ville et son architecture sont très différentes de celles de Lyon. L’influence anglo-saxonne est très importante, malgré que la première langue du Québec soit le français.

C’est d’ailleurs la principale similitude avec la France, bien que l’accent et des expressions peuvent être inhabituelles, au début ! Ensuite, l’ambiance générale semble plus apaisée, ici, qu’en France, notamment, de part les actualité des ces dernières années … Plus d’une fois, on m’a demandé si j’avais quitter la France par rapport à « ce qu’il se passait là-bas ». Un peu étonné, je leur répondais que non ! Dans ce sens, les gens semblent plus empathiques et respectueux des régles et des consignes : ici, on fait la queue pour prendre le métro ou le bus; il y a des voies de covoiturage pour éviter les bouchons (ça ne marche pas vraiment ^^), le verre et l’aluminium sont consignés… Ainsi, la ville est très propre car les « itinérants » (les SDF en France) récoltent ces déchets pour avoir un peu d’argent.

Enfin, la ville est très verte et l’écologie est très importante, ici. Il y a de nombreuses poubelles pour toutes sortes de déchets dans la ville et les montréalais sont naturellement très sensibles à cet enjeu. Pour la petite anecdote, j’ai pu assister depuis mon balcon à la marche du climat qui a eu lieu au mois de septembre dernier. Cet évènement a réuni une foule record de plus de 500 000 personnes.

  • Comment se passent les cours ? Quelle est la pédagogie ?

Le principal changement que j’ai constaté, c’est le volume de travail personnel à fournir en dehors des heures de cours. Ayant fait la totalité de mon parcours d’études supérieures en alternance, je n’étais pas habitué à cela. Le mode d’évaluation aussi : nous sommes évalués, d’une part, sur des travaux en équipe (des dossiers, des présentations et des cas) et d’autre part, sur des travaux individuels (dossiers, des tests et des examens). Jusqu’ ici rien de bien différent ! Sauf que la note qui nous est attribuée pour ces travaux dépend de la moyenne de la classe. En d’autres termes, nous pouvons avoir 14 à un examen, si la moyenne de la classe est à 17, on ne valide pas la matière car on est trop loin de la moyenne de la classe. Il faut donc fournir un travail régulier pour se maintenir au-dessus si ce n’est au niveau du groupe.

Sinon la pédagogie n’est pas vraiment différente, hormis la relation avec les intervenants qui est plus facile et de proximité. Le simple fait que le vouvoiement n’existe pas au Canada enlève une certaine distance relationnelle entre les personnes. Pour finir, au début du programme, nous sommes chacun répartis dans des équipes qui resteront les mêmes jusqu’à la fin et avec laquelle on sera amené à rendre les différents devoirs, pour chaque matière, tout au long du cursus.

  •  Comment qualifierais-tu ta vie sur place ? As-tu du temps libre ? Si oui, comment l’occupes-tu ?

Je suis arrivé à Montréal, 10 jours avant la rentrée. J’ai donc pu profiter de l’été et de l’activité de la ville à cette période, tout en cherchant un appartement. Tout s’est relativement bien passé. Le gros avantage c’est que l’on dispose de 3,5 jours de temps libre par semaine et d’une semaine de vacances au mois d’octobre. J’ai donc pu profiter de ce temps libre pour visiter une partie du Canada et des États-Unis avec ma copine et des amis. Au quotidien, je continue à découvrir la ville de Montréal, ses lieux, ses bars, ses festivals …  Je profite de mes amis sur place et des proches qui me rendent visite. Le programme finit aux alentours du 10 décembre et je partirai plus tard, début Janvier. Il me restera, ainsi, plusieurs semaines pour découvrir les environs 🙂 .

  • Tu es fan de sport et de football, en particulier. Est-ce qu’il y a des clubs sur place ? Suis-tu le hockey, le sport national ? 

Oui, il y a le club de « Soccer » de Montréal, L’Impact Montréal, où vous devriez trouver quelques anciens lyonnais, pour les connaisseurs ;). Je ne suis pas encore allé voir un match. Sinon, le sport principal au Canada, c’est bien le Hockey. Je compte voir prochainement un match des « Canadiens de Montréal ».

Enfin, pour les grands fans de Basket et de NBA, vous pourrez vous rendre à Toronto et jeter un œil aux chutes du Niagara et même traverser le frontière pour vous rendre aux États-Unis ;). J’ai, d’ailleurs, pu aller voir un match au TD Garden, à Boston, opposant les Toronto Raptors aux Boston Celtics.

  • Comment décrirais-tu les Québécois ? 

Comme je l’ai expliqué précédemment, le vouvoiement n’existe pas, ce qui crée une relation de proximité entre les personnes. De plus, les Québécois sont des personnes très enjouées, gentilles et sociables, avec un vrai sens de l’humour et de la fête ;). La relation se crée facilement. Puis, Montréal est une ville très cosmopolite où vous trouverez de nombreux français notamment sur le plateau Mont-Royal.  Dans mon cas, j’avais déjà des connaissances avec des amis sur place et je suis venu avec ma copine, donc je n’ai pas ressenti le besoin de créer des liens supplémentaires. Maintenant, si vous venez seul, vous ne le serez pas bien longtemps ;).

  • Si tu avais un conseil à donner aux futurs étudiants en double diplôme, lequel serait-il ?

Déjà, je vous conseille vivement de faire ce programme, pour le diplôme et les opportunités qu’il vous offre et pour découvrir cette superbe ville et les magnifiques régions qui l’entourent. Je vous invite à bien prévoir votre budget car il n’est pas donné à tout le monde de travailler avec un permis d’études. Ensuite, je préfère prévenir que le niveau des cours est assez élevé, il faut donc être conscient du travail à fournir. Pour finir, pensez à l’hiver et au froid !! Si « l’été indien » peut durer un certain temps, l’hiver arrive vite et il vaut mieux être bien couvert ;).

 

L’ensemble de l’équipe de l’ESAM l’encourage pour la réussite de ce double diplôme!!!