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financer un projet

Les solutions de financement pour lancer un projet

03|05
2018

Lever des capitaux pour lancer son activité et assurer son développement est une étape cruciale dans la création d’entreprise. Elle est le reflet d’un engagement professionnel et financier, pouvant faire écho à une prise de risque. Il convient alors de bien préparer son projet, notamment son business plan, afin de séduire et d’attirer les potentiels investisseurs. Trésorerie de départ, dépôt de garantie, stock, fonds de roulement, investissement initiaux, etc., la transparence est de mise. Si l’apport personnel et les prêts bancaires sont les alternatives les plus connues, il en existe pourtant d’autres, découvrons les en détail.

#1 Les financements par système de prêt

Le prêt bancaire est le recours le plus connu des futurs entrepreneurs. Le système est on ne peut plus classique, l’établissement accorde un crédit que l’entreprise s’engage à rembourser par des échéances prédéfinies, avec intérêts. Ce prêt permet en général de financer un investissement durable, comme le stock de départ, en échange d’un dispositif de garantie, sous forme de caution personnelle ou de biens financés.

La levée de fonds peut par ailleurs être un moyen de combler des fonds propres trop peu suffisants, mais aussi d’augmenter le capital par des investisseurs publics ou privés. Les Business Angels font également parler d’eux ces dernières années. Ce sont pour la plupart des anciens chefs d’entreprise qui souhaitent investir et soutenir des projets, en leur apportant en plus du critère financier, leur grande expérience par un accompagnement pédagogique, ainsi qu’un partage de réseau. Ils  possèdent une partie du capital, et en cas d’échec, l’entrepreneur n’est pas tenu de les rembourser.

#2 Le financement participatif

Le financement participatif s’est fortement développé, notamment par le crowdfunding qui compte de nombreux adeptes. Les internautes se transforment en investisseur, en prenant part via une plateforme sur internet au projet de l’entrepreneur. Ce dernier, qui a l’avantage de tester son projet, doit mettre en œuvre une véritable campagne marketing, percutante, afin de les séduire. Le crowdfunding se présente sous la forme de prêt, de don ou de levée de fonds.

On retrouve également le crowdlending, moins connu, essentiellement à destination des PME. Ce financement par le prêt fonctionne par des plateformes, comme Unilend ou encore Credit.fr, où les investisseurs reçoivent ensuite une rémunération pour leur engagement. Enfin, le « Love money », ou « épargne affective de proximité », fait intervenir les proches. Il est également surnommé l’argent des « 3C » : cousins, copains, cinglés. Sa particularité est la grande proximité avec les actionnaires, qui peut toutefois s’avérer délicate dans certaines configurations.

#3 Les aides possibles

Différentes dispositifs ont été pensés pour faciliter aux entrepreneurs l’accès à des financements. Citons par exemple :

– l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : il s’agit d’une aide du Pôle Emploi, considérée comme faisant partie des fonds propres. Elle est versée en deux temps, pour un taux de 45% du reliquat des droits aux allocations de retour à l’emploi ;

– Le prêt d’honneur : ce prêt gratuit, à taux zéro, est proposé pour créer ou reprendre une entreprise, mais aussi faciliter l’accès au prêt bancaire. Aucune garantie n’est demandée ;

– Le prêt pour l’innovation : il est spécifique aux opérations de recherche et développement ;

– Le CIR (Crédit d’Impôt Recherche) : destiné aux entreprises qui investissent dans l’innovation et la recherche, il représente jusqu’à 50% des dépenses sous forme de crédit d’impôt ;

– Les concours de création d’entreprise ou subventions.

L’ESAM offre des formations adaptées aux étudiants afin de les préparer aux nouveaux besoins des entreprises et devenir des experts dans leur métier.