Actus de l'ESAM

Nos étudiants de 5ème année retournent à Harvard!

05|04
2018

Les étudiants de 5ème année de la filière Finance d’Entreprise de l’ESAM participent au Harvard Global Case Competition.

Nous sommes en novembre 2017 et Yannick Roussel, Directeur de l’école ESAM présente aux étudiants du Mastère Professionnel Audit Contrôle Finance la Harvard Global Case Competition, une épreuve de stratégie financière organisée tous les ans par la prestigieuse université d’Harvard et qui regroupe les meilleures écoles  et universités préparant aux métiers de la finance à travers le monde.  

Le mot du directeur est simple, l’an passé l’école a participé pour la première fois à la compétition et a frappé fort en obtenant un bon classement. Pour cette année, le directeur veut encore faire mieux et offre donc la possibilité à notre promotion de former l’équipe qui représentera les couleurs de l’école. C’est alors que naît la formation Eiffel Business Partners composée de Léa Martinez, Laetitia Peron, Nouria Said, Pierre Coeffier, Daouda N’Diaye et Louis Roussel.

Le format de la compétition est très clair. Nous recevrons un business case mi-février sur un sujet choisi par le Comité d’Harvard et aurons deux semaines pour faire des recherches, établir une solution et la proposer à nos examinateurs en éditant une présentation financière.

Connaissant la date de début de la compétition nous mettons alors tout en œuvre pour préparer dans les meilleures conditions lesdites deux semaines de production. L’ESAM met à notre disposition un local situé dans le nouvel incubateur, The Why Not Factory,  nous adoptons une application nous permettant de collaborer sur divers matériaux et sujets pour  travailler à distance et préparons la trame de notre rendu de présentation. Enfin, le corps professoral de l’ESAM se propose pour nous guider en cas de besoin, c’est ainsi que débute une précieuse collaboration avec Laurent Mahéo et Jean Jacques Jault.

Nous arrivons au 12 février et le cas tombe… sur une entreprise française. Le dilemme LVMH X Hermès. L’histoire nous replace donc en juin 2014 et le sujet est strict, nous devons faire abstraction du passé et refaire l’histoire.

Petit rappel des faits. En 2010 LVMH fait la surprise générale en annonçant qu’il détient jusqu’à 22% d’Hermès, soit 14% de plus que ce qui est publiquement connu jusqu’à lors, la quasi-totalité des titres restants appartenant aux trois familles héritières d’Hermès.

Le groupe familial ne souhaite pas que l’industriel Arnault se mêle des affaires du groupe. Ce dernier essaie de les rassurer en infirmant qu’il ne veut en aucun cas prendre le contrôle du sellier de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Les héritiers ont du mal à y croire et les tensions ne font qu’augmenter entre les deux camps durant ces quelques années.

Les professeurs d’Harvard nous placent donc en tant que conseiller de LVMH, et changent une donnée de taille dans l’histoire du cas : certains héritiers seraient prêts à vendre leur part à LVMH si le prix est juste.

À partir de ces informations nous avons deux semaines afin de choisir entre deux solutions :

  • Renforcer les positions de LVMH dans Hermès en vue d’un takeover

OU

  • Revendre les parts comme demandé par Hermès et émettre des préconisations d’investissement

Pendant les deux semaines nous nous retrouvons donc quasiment tous les soirs après le travail au sein de l’incubateur de l’ESAM pour formaliser nos recherches, partager notre compréhension du cas,  émettre nos hypothèses, et débattre sur la finalité de notre décision. Après une première semaine consacrée à la recherche et à l’analyse, nous consacrons la dernière semaine à la définition de notre stratégie, aux calculs de valorisation  et à l’édition du support que nous allons rendre à Harvard.

In fine, le travail est rendu à 6h du matin le lundi 26 février et malgré la fatigue accumulée, nous sommes heureux d’avoir participé à ce challenge.

Pendant ces deux semaines de compétition, nous avons énormément appris, nous avons pu mettre en pratique ce que nous avons étudié au cours de nos années à l’ESAM et acquérir de nouvelles compétences. L’idée de concourir contre les meilleures universités du monde nous a donné l’envie de donner le meilleur de nous-même et nous n’avons qu’une seule hâte : celle d’être à Boston du 12 au 16 avril prochains afin de vivre l’expérience au plus proche.

A bientôt pour vous faire partager la suite de l’aventure.

Léa Martinez, Laetitia Peron, Nouria Said, Pierre Coeffier, Daouda N’Diaye et Louis Roussel