Actus de l'ESAM

Laurianne, diplômée de l’ESAM, démarre sa carrière à Los Angeles !

15|02
2018

 

Aujourd’hui, c’est au tour de Laurianne de se prêter au jeu des questions-réponses. Diplômée du mastère professionnel « Expert Financier » de l’ESAM, Laurianne est aujourd’hui salariée au sein d’un cabinet d’expert-comptable à Los Angeles. C’est à travers son expérience que nous avons souhaité mettre en avant les perspectives de carrière à l’international que peut offrir l’ESAM à ses étudiants.

 

Pourquoi avoir choisi l’ESAM et son mastère Expert Financier ?

Après avoir fait une licence professionnelle en alternance en comptabilité, je souhaitais arrêter les études. Le cabinet d’expertise-comptable où j’ai effectué ma licence m’a proposé de me garder en alternance pour mes deux années de mastère. J’ai choisi l’ESAM car c’était l’une des écoles qui proposait le plus de temps passé en entreprise. De plus, le programme était intéressant : Général en 1ere année puis plus spécialisé en 2eme année. Ce qui me plaisait aussi, c’était d’avoir des cours avec des intervenants. On était une dizaine en spécialité Expert Financier, il y avait vraiment une bonne ambiance et on a eu des professionnels supers intéressants !

 

Qu’est ce qui a guidé ton choix de partir travailler à Los Angeles ?

J’ai toujours souhaité partir à l’étranger. Apres le bac, je souhaitais faire une école de commerce mais d’un point de vue financier c’était compliqué. J’étais envieuse de mes copines qui partaient en Erasmus au bout du monde. Je me suis dit qu’un jour, ça serait mon tour. Je me suis promise de partir à l’étranger à la fin de mon mastère pour perfectionner mon anglais car pour moi, la meilleure façon d’apprendre une langue est d’aller dans le pays en question. Je me suis inscrite sur un site internet, qui proposait des stages dans différents domaines d’activités partout dans le monde. J’ai vu l’offre à Beverly Hills. Au début, je trouvais l’endroit un peu loin de la France mais les missions étaient géniales. Lorsque j’ai fait l’entretien avec Stéphane, mon employeur, je me suis dit que c’était là-bas que je voulais travailler. J’en suis très contente.

 

Que conseillerais-tu à un étudiant qui voudrait faire une carrière à l’international ?

Je lui conseillerai :

  • D’effectuer des recherches actives. Il est complexe de trouver un emploi à l’étranger. Surtout quand on ne parle pas très bien la langue en question.
  • De savoir faire preuve de flexibilités sur ses attentes initiales (lieu, conditions, entreprise…), si nécessaire.
  • De préparer son voyage à l’avance pour ne pas se retrouver dans des situations délicates.
  • Et surtout, de ne jamais abandonner ! Ça peut être démotivant de chercher un emploi (En France ou à l’international) !). Ça peut demander beaucoup de temps.

 

As-tu perçu des particularités dans l’approche financière et culturelle aux Etats-Unis ?

Dans le domaine de la comptabilité, je trouve qu’il y a plus de liberté. En France, pour déclarer les comptes d’une entreprise, les comptables doivent faire un dossier de travail très conséquent, il faut justifier le moindre centime. Aux Etats-Unis, il y a plus de liberté, la fiscalité est moins stricte. La méthode de travail est également différente. En France, on va comptabiliser chaque document comptable. Ici, on intègre la banque et on fait des ajustements comptables après. La particularité la plus marquante pour moi est la mentalité des américains. Ils n’essaient pas de cacher certaines rentrées d’argent pour payer moins d’impôt. Par contre, si une personne ment et qu’elle se fait contrôler, la sanction est très lourde. On peut aller en prison pour ne pas avoir déclaré ses taxes. D’un point de vue culturel, la manière de travailler n’est pas la même non plus. Les 35 heures n’existent pas. On approche les 50 heures voire 60 heures par semaine. La moyenne annuelle des congés payés est de deux semaines.

 

Qu’a apporté ton mastère dans ton choix de carrière ?

 

Le mastère m’a apporté diverses choses :

  • Plus d’expérience grâce à l’alternance,
  • Plus de maturité. J’ai eu le temps de mûrir mon projet de me rendre compte que je souhaitais vraiment partir à l’étranger,
  • Une formation plus complète. J’ai fait un BTS comptabilité, une licence professionnelle en comptabilité. Même si je travaille, aujourd’hui, dans la comptabilité, grâce au mastère, j’ai eu des cours intéressants dans différents domaines comme la communication, le développement personnel, l’intelligence économique… En finance, on a abordé des thèmes plus spécifiques que je n’avais pas traité auparavant.

Le mastère est très formateur. On apprend à travailler différemment : il faut s’auto-gérer avec le mémoire, s’organiser d’un point de vue professionnel, effectuer des travaux de groupe. Ça nous permet de développer une certaine rigueur, on nous pousse à développer une méthode de travail efficace, à penser autrement et à aiguiser son sens de la logique.

 

Quelles ont été tes appréhensions avant ton départ ? Se sont-elles vérifiées ?

 

J’avais peur que mon niveau d’anglais soit un frein.  Travaillant pour une majorité de clients français et ayant un employeur très sympa, ça s’est bien passé. Je n’avais pas de crainte lié au travail : j’étais certaine d’apprendre pleins de choses ! Ce qui m’inquiétait le plus était mon arrivée là-bas, je ne connaissais personne :-(. Avec du recul, j’aurais du mieux préparer mon arrivée à Los Angeles. J’ai eu beaucoup de chance de trouver un logement grâce à un ami. J’ai également été surprise par le coût de la vie, sur place !

 

Quels sont tes futurs projets professionnels ?

 

Je vais essayer de rester à L.A. avec un autre visa. Je vais devoir passer devant un jury en Février à l’ambassade U.S à Paris. C’est très compliqué de travailler aux Etats-Unis. Si je n’arrive pas à obtenir mon visa de travail, je m’expatrierai ailleurs :-)! On m’a également proposé un emploi au Luxembourg. J’espère vraiment pouvoir rester ici. Il y a une qualité de vie incroyable, les gens sont heureux, sympas, le temps est somptueux, il y a pleins de choses à découvrir, à voir, à faire … Je comprends maintenant pourquoi il y a autant d’expatriés Français. On a l’impression qu’ici tout est possible ! J’ai vécu et espère continuer à passer des moments incroyables !